
C'est un homme fatigué qui prend aujourd'hui son stylo, ou plus exactement son clavier, pour vous écrire cet article.
Fatigué physiquement par mon boulot qui me prend tant de temps et plus particulièrement ces dernières semaines. Même les week-ends ne suffisent plus à se ressourcer, surtout quand il faut passer plusieurs heures au bureau pour achever l'urgence, les tâches qui ne peuvent pas attendre.
J'aime mon travail et je pense le faire du mieux que je le peux, mais je suis arrivé au stade où il m'épuise, où je compte les années qui m'amèneront à la retraite. Sept ans encore, si on ne me fait pas jouer une fois de plus les prolongations ce qui, à en croire les paroles politiques du moment, n'est pas exclu. Serai-je capable de tenir encore toutes ces années en restant à la hauteur?
Fatigué moralement de cette vie qui ne m'aura finalement apporté que peu de satisfactions, tant sur le plan sentimental, amical ou même familial. Ma vie aura finalement été une vie de solitaire, une vie sans grand intérêt, bien peu passionnante. Je ne dois sans doute m'en prendre qu'à moi-même.
J'en suis arrivé à un stade où je n'ai plus envie de rien. Même ce blog ne me passionne plus. Certes, il a occupé beaucoup de mon temps, mais il m'a aussi sans doute enfermé dans cette vie virtuelle, m'empêchant ainsi tout simplement de vivre. J'ai surement donné une place trop importante à ces sentiments d'amitié, de mépris, de haine ... nés ici-même. Je n'ai pas su me méfier quand on me mettait en garde, quand on me disait que ce n'était qu'un monde fictif, qu'il fallait être prudent et rester en retrait.
Finalement, aujourd'hui, je n'en veux à personne. Le seul responsable, c'est moi qui n'aurais jamais du mélanger monde virtuel et monde réel.
C'est un homme fatigué qui a aujourd'hui pris son stylo, ou plus exactement son clavier, pour vous écrire cet article ...
